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Jerry Goldsmith constituait avec John Williams les deux piliers centraux de la musique hollywoodienne. Depuis sa mort en 2004, il laisse John Williams assumer seul cette tâche. Quoiqu'il en soit, son oeuvre ne reste pas oubliée et c'est avec un certain bonheur que l'on va parler ici d'une oeuvre relativement peu connue mais qui mérite quand même d'être évoquée. A John Williams on avait confié la musique des trois Indiana Jones (et bientôt quatre selon les rumeurs), à Jerry Goldsmith on attribue celle de la Momie. La musique dans ce genre de films se doit d'avoir des objectifs. Ces derniers sont la présence d'un thème romantique, d'un thème héroïque et d'un thème pour le vilain (ici une vilaine momie). Le début du film commence avec le morceau Imhotep qui annonce le thème du méchant (qui s'appelle Imhotep, comme c'est étrange!) et restitue son histoire au temps de l'Egypte ancienne. Sonorités égyptiennes sont d'ailleurs devises dans cet album qui se doit d'instaurer l'ambiance propre au pays des pharaons. C'est aussi l'occasion d'entendre le thème romantique qui s'applique aux deux couples de l'intrigue : Imhotep et Anksunamoun (le couple de méchants qui veulent revenir de la mort et foutre le bordel) et Rick et Evy (le couple de gentils qui ne sont pas encore ensemble mais dont on se doute de leur future relation amoureuse). Ce thème romantique s'entend durant Imhotep et The Caravan. Vient ensuite le tour du thème héroïque, motif plus présent, enjoué, excitant et percutant comme se doit l'être tout thème héroïque, qui revient très souvent (Mumia Attack, Night Boarders, Tuareg Attack...) et qui accompagne chaque scène d'action. L'action se déroulant en Egypte, il est normal que la musique s'orientalise, avec pas mal de percussions et de tambourins. A l'image de la photographie du film, la musique s'avère tout aussi chaleureuse et respire une impression de liberté et de vacances, l'exemple le plus significatif étant le magnifique morceau The Caravan, une pièce motivante assez orientale qui ne fait que mettre en valeur le lieu de l'histoire (le désert). Enfin, le thème du méchant, caractérisé par des basses sombres et agressives. Présents dans 70% des pistes du CD, c'est le motif que l'on retiendra le plus, et qui a tendance à s'apparenter à la fameuse Marche Impériale de John Williams (le thème de Dark Vador, pour les incultes). En conclusion, que retenir de l'album The Mummy? Un Jerry Goldsmith toujours aussi inspiré avec l'âge (il est mort en 2004), il a ici livré une B.O. d'aventure assez classique mais bien sympathique, une musique à l'ancienne en quelque sorte, pas encore synthétisée par Hans Zimmer et ses disciples, qui s'occupent de Pirates des Caraïbes (Attention! Je ne dénigre pas leur boulot! Je dis juste que c'est différent!). LA MOMIE
Bien avant la naissance du Christ, au temps de l'Egypte ancienne, le grand prêtre Imhotep fut momifié vivant pour avoir batifolé avec la maîtresse du pharaon Sethi 1er et avoir tué ce dernier quand ils furent surpris en pleine étreinte.
La Momie (titre original : The Mummy) est un film d'aventures datant de 1999 réalisé par Stephen Sommers. Bien que le film en lui-même n'a rien d'extraordinaire (le scénario est basique, les personnages sont caricaturaux), on ne peut s'empêcher de le trouver diablement fun! En effet, rappelant l'âge d'or des films d'aventures (ah! Indiana Jones!), La Momie fait partie de ses divertissements bien bêtes que l'on regarde toujours avec plaisir lors de leurs passages télé. Effets spéciaux excellents, action, humour et horreur cohabitent pour donner aux spectateurs une centaine de minutes où le cerveau est complètement débranché et où on assiste à un festival complètement ridicule mais qui s'assume malgré tout. Comment ne pas prendre plaisir à regarder Rick O'Connell, l'aventurier par excellence avec ses armes à profusion (ce qui n'est pas sans rappeler le célèbre jeu vidéo Tomb Raider) se battre contre cinq ou six momies? Comment ne pas éclater de rire devant ce même aventurier qui devient complètement violet quand il se fait étrangler par Imhotep? Il n'y a pas à dire, La Momie est un festival énorme, tellement énorme qu'on ne se pose pas de questions (on punit un traître à l'Egypte en lui donnant des pouvoirs divins, où est l'erreur?). Techniquement, le film est magnifique. La photographie est chaleureuse, les effets spéciaux sont excellents (vive ILM!) et on prend son pied devant une telle débâcle complètement déjantée sans queue ni tête. Chaque situation est prétexte à rire, le plus affreux côtoie le plus horrible avec un humour de dessin animé pas si éloigné de Tex Avery. Que cela soit l'échange de cris intimidants entre O'Connell et les momies, les scarabées qui rentrent sous la peau de leurs victimes pour leur faire éclater le cerveau ou encore la course de chameaux endiablée où les conducteurs se fouettent plus souvent que leurs montures, on tient là une petite perle de connerie complètement reconnue et assumée. Seule la scène d'introduction apparaît comme le seul moment sérieux du long-métrage. A elle toute seule, rien que pour sa beauté plastique, le film vaut le détour. A éviter de prendre au sérieux, à regarder pour se détendre et surtout se laisser porter par cette aventure trépidante où toute activité cérébrale serait complètement inconvenue, La Momie a peu de chances de vous décevoir!
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| The Mummy |
| © 2008 |