• De quoi ça parle ici?
  • Avis Films
  • Avis Jeux Vidéos
  • Classement du Proprio
  • Critiques Express
  • Liens

    • Réalisé par Chuck Russell
    • Avec Jim Carrey, Cameron Diaz, Peter Greene
    • Musique de Randy Edelman
    • Sortie française : 26 Octobre 1994

    Modeste employé de banque fan de CartOOns et doux comme un agneau, Stanley Ipkiss découvre, après s'être fait jeté à l'entré d'une boîte de nuit populaire, un masque en bois étrange qui lui confère des pouvoirs magiques démentiels...

    Film phare des enfants en 1994, The Mask s'avère être une petite comédie familiale inoffensive assez sympathique, mais que j'ai personnellement moins apprécié en la revoyant récemment qu'en l'ayant visionné la dernière fois il y a plus de cinq ans. Peut-être est-ce dû à l'âge, à une maturité plus grande? Ca m'étonnerait fort, je vois et revois toujours avec autant de plaisir les dessins animés Disneys (Ben quoi? Y a pas de honte! Vive Les Indestructibles et Aladdin!). Peut-être est-ce alors la conscience du fan de cinéma qui se réveille et qui te dit que tu peux maintenant ouvrir les yeux sur un fait : si la magie n'opère plus, c'est juste parce que les défauts du film sont maintenant plus présents dans ton esprit que les qualités.

    Commençons d'ailleurs par les qualités. La première? Sans conteste Jim Carrey, qui signe là le rôle qui le révéla au grand public en tant que clown mondial (il enchaînera par la suite avec Ace Ventura et, dans un registre plus modéré, le très émouvant Truman Show, en passant au préalable par le moyen Batman Forever). Sa seule présence illumine l'écran, aussi bien dans le gentil Stanley que la déjantée créature verte qu'il devient en portant le masque.

    L'autre point fort du film? Ses effets spéciaux signés ILM (Jurassic Park, Star Wars) qui, au détriment des années, n'ont pas pris une seule ride! Les yeux qui sortent des orbites ainsi que tous les autres clichés du CartOOn, qui passent là du dessin animé au film, sont criants de réalisme. L'effet visuel le moins réussi réside juste (et encore faut-il avoir l'oeil) quand la tête du Mask se transforme en loup qui siffle la séduisante danseuse-chanteuse Cameron Diaz, qui fait là aussi sa première apparition, remarquée, à l'écran. Sublime, grande, belle, gracieuse et blonde, cette mannequin arrive à jouer une bimbo moins basique qu'à l'accoutumée, ce qui change radicalement des autres films souvent moyens qu'elle fera dans le futur.

    Mais on ne peut nier qu'à part les éléments venant d'être cités, le film reste très très moyen. Les méchants sont méchants, les flics sont des flics (seul le lieutenant Kalloway sort du lot), le meilleur ami du héros est vraiment un pote (ho que c'est bô) et le chien est vachement futé (Milo Mask en force). En gros, le produit en question n'est pas vraiment éloigné d'un film Disney, et les absences de Jim Carrey à l'écran donnent l'impression d'assister à une série B de bas étage (les scènes où seuls les méchants figurent).

    Conclusion? Une approche du film qui a pas mal varié si je prends moi-même en compte l'affection que je lui dédiais il y a quelques années quand je ne m'intéressais pas encore au cinéma. A voir quand même pour le fun, car Jim Carrey vaut le détour.

    NOTE DU FILM : 3/5 

    The Mask
    © 2008