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HARRY POTTER à l'école des sorciers
Il aurait été étonnant qu'après un tel succès littéraire, le phénomène Harry Potter n'ait pas droit à son adaptation au grand écran. Warner Bros lance donc le projet de faire la saga Harry Potter, constituée en tout et pour tout de sept films (une belle septualogie en somme), chacun étant adapté d'un des livres éponymes de J.K. Rowling. Le premier, Harry Potter à l'école des sorciers, sort à la fin de l'année 2001. Et dire que c'est un succès mondial est un doux euphémisme. Harry Potter, jeune orphelin élevé par son oncle et sa tante qui le maltraitent, découvre le jour de ses 11 ans qu'il est un sorcier et que le temps est venu pour lui de débuter sa scolarité à l'école de magie de Poudlard. Là, Harry va découvrir le monde auquel il appartient vraiment et connaître la vérité sur la mort tragique de ses parents.
Le film tourne essentiellement sur la découverte de ce monde magique dont Harry découvre petit à petit les moeurs et les secrets. On assiste là à une adaptation fidèle du roman, essentiellement tournée vers les enfants, ce qui explique le côté très Disney du long-métrage. D'ailleurs, c'est Chris Columbus, à qui l'on doit les sympathiques mais un peu trop sucrés Maman, j'ai raté l'avion et Mrs.Doubtfire, qui s'attèle à la réalisation. Et si on ne peut que se réjouir devant une telle fidélité à l'oeuvre d'origine, on ne peut que déplorer le manque d'audace du réalisateur et celui de crédibilité des jeunes acteurs. Le jeune Daniel Radcliffe (étrange que son père soit justement un des producteurs du film) ne fait que froncer les sourcils, Rupert Grint grimace et Emma Watson sauve légèrement les meubles bien que son personnage soit insupportable. Seul le casting adulte, nanti de grandes pointures du cinéma britannique tel que Alan Rickman, Richard Harris et Maggie Smith, permet de sauver l'ensemble de la distribution, malgré un doublage français extrêmement mauvais et caricatural qui n'arrange rien à l'affaire.
La réalisation de Chris Columbus est elle-même très plate, les effets spéciaux, bien que corrects, sont très moyens, et on ne peut s'empêcher de penser que l'on assiste plus à un téléfilm de luxe, à l'image de l'Episode I de Star Wars, qu'à une grosse production de la Warner. Ce n'est pas compliqué : on visionne ni plus ni moins un livre d'images. C'est peut-être joli, mais c'est sans vie. On n'est pas vraiment motivé par la quête des héros, l'intrigue, intéressante dans le bouquin, est ici traitée de la pire façon qui soit, et, qui plus est, étirée par un scénario qui veut trop coller à l'oeuvre d'origine. Résultat : on est déçu. C'est fidèle, mais c'est long et c'est chiant. Les scènes d'action ne sont pas assez dynamiques (le quidditch aurait pu être plus spectaculaire) et bien que la majeure partie de l'équipe de tournage soit britannique, on sent trop l'américanisation du film et les petits rajouts spectaculaires pour faire sursauter un spectateur déjà endormi sur son siège, ce qui renforce l'impression de faire un film uniquement pour l'argent.
Les enfants apprécieront, les parents pourront trouver le monde enchanteur et le tout très mignon, mais ceux qui s'intéressent un tant soit peu au cinéma se doivent de dire que le film est très très moyen, et que l'on n'a pas su tirer parti d'un livre passionnant.
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| Harry Potter 1 |
| © 2008 |