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    Depuis l'arrivée des consoles nouvelle génération (bientôt ex-nouvelle génération) comme la PlayStation 2, les joueur ont pu voir débouler de vieux jeux entièrement relookés grâce à la possibilité de rendre n'importe quel univers avec une  système 3D impressionnant de réalisme. Grand Thef Auto (GTA pour les intimes) fait parti de ceux-là et a ainsi pu connaître une notoriété plus important que celle générée par les premiers épisodes sortis sur PlayStation.

    A la base, le fond de GTA ne change pas. On incarne toujours un petit malfrat à la solde des grands bonnets dans une citée urbaine où vous pouvez faire ce que vous voulez des véhicules et des piétons qui se présentent devant vous. Jusque là, vous vous dites que ce n'est pas vraiment différent d'aujourd'hui. Mais là où ça varie considérablement, c'est dans la forme. La 3D étant à l'époque un luxe (qui n'était pas non plus toujours maîtrisée), les concepteurs de Rockstar ont plutôt misé sur une fausse 3D. Ainsi vous évoluez en "vue de dessus". Vous voyez votre personnages, les piétons, les voitures, les bâtiments mais vu du ciel. A l'époque, les graphismes n'étaient pas mauvais (les gros pixels étaient à la mode, rappelez-vous!) et on n'avait pas trop de problèmes à différencier notre perso des passants. Ainsi sont sortis sous cette houlette les deux premiers GTA.

    En 2001 sort GTA 3. Et autant dire que c'est la révolution! Le principe est le même mais tout en 3D! Le jeu gagne en profondeur et en réalisme, bien que le tout ne soit pas sans rappeler une sorte de Driver 2 décomplexé. On incarne toujours ce malfrat dans une cité déshumanisée par la criminalité galopante.

    Un an plus tard sort GTA : Vice City, peu différent de l'opus précédent et qui évoque plus un jeu additionnel qu'une suite à part entière : graphismes meilleurs, véhicules plus nombreux (dont moto et hélico) et transposition de l'univers dans la Floride des années 80, surfant sur la vague "Nostalgie" avec clin d'oeil à certains classiques du cinéma (Scarface, L'Impasse). GTA 3 était très bon, Vice City l'est tout autant, avec cependant cette impression d'inachevé et de déjà-vu.

    Puis en 2005 sort GTA : San Andreas. Et bien que ce petit dernier n'innove pas spécialement dans le fond, c'est encore la forme qui s'en retrouve sollicitée. GTA 3 et GTA : Vice City proposaient d'évoluer dans une seule et même ville américaine (Liberty City = New York ; Vice City = Miami). Mais à quoi correspond San Andreas? Non, ce n'est pas Mexico. Vous pensez à Los Angeles? Pas loin! San Andreas, c'est la Californie selon Rockstar! Ce n'est pas une grande ville, c'est tout simplement un pays. Lorsque l'on commence le jeu, on est décontenancé. Et il y a de quoi! San Andreas nous offre la possibilité de nous promener dans un état gigantesque incluant trois grandes villes célèbres (Los Santos = Los Angeles ; San Fierro = San Francisco ; Las Venturas = Las Vegas) et les campagnes environnantes. Et rien n'a été laissé au hasard. Les alentours de Las Venturas sont des plaines désertiques rappelant vachement le brûlant Nevada, ceux de San Fierro sont des collines abruptes sur lesquelles on peut admirer un paysage magnifique...

    Tout simplement hallucinant! Mais avant de découvrir tout cela, vous allez d'abord découvrir votre quartier et votre ville natale. Vous incarnez Carl Johnson, alias CJ, fraîchement revenu au pays pour assister aux funérailles de sa mère et redorer la réputation de sa famille, membre d'un gang en difficulté face aux concurrents. Ceux qui cherchent un jeu sain, où tout est beau, doivent passer leur chemin. GTA n'a jamais été reconnu pour être un jeu politique correct. Sujet de débats sur la mauvaise influence des jeux vidéos chez les jeunes, les GTA sont des jeux bouc-émissaire pour justifier la violence des jeunes. En témoigne un accident ayant eu lieu quelques année aux Etats-Unis où deux ados ont tiré à l'aide d'une mitraillette sur une voiture qui passait pour "faire comme dans leur jeu préféré". Un peu gros comme excuse. Si les gens ne savent pas faire la différence entre le virtuel et le réel, la faute n'est pas celle des jeux mais des gens! Mais si on entre dans ce débat, on en finit pas! Revenons donc au jeu en lui-même.

    Les insultes fusent ("Fuck you, bitch!"), les crimes possibles sont nombreux (meurtres, terrorisme), les prostituées vous courent après à moitié nues... La liberté d'action accordée est assez phénoménale. En plus de faire progresser l'intrigue principale, vous avez de nombreuses missions annexes pouvant améliorer vos capacités. A savoir que GTA est avant tout un jeu de voitures. Les véhicules ont donc la part belle, avec une assez grande diversité de modèles qui ne sont pas sans rappeler des marques bien connues (l'Admiral est la Mercedes, la Banshee est la Dodge Viper...) ; ajoutez à cela des motos plus nombreuses (dix sortes contre cinq dans Vice City) et l'avènement des avions, allant du jet privé au vieux coucou des années 50, en passant par l'avion militaire supersonique), et San Andreas peut se vanter d'être le jeu offrant la plus grande diversité de véhicules jouables (en attendant GTA 4 prévu en octobre 2007 sur PlayStation 3). Les véhicules sont assez maniables. Le maniement des voitures ne changent pas, celui des motos non plus. Seuls les avions vont nécessiter de l'entraînement pour les conduire correctement sans se crasher. A noter qu'en cas de danger (et si vous en avez la possibilité), vous pouvez quitter l'appareil en parachute. Sont également disponibles trois types de vélos (VTT, BMX et bicyclette) qui constituent un petit plus sympathique (à quand les rollers et la trottinette?) et la possibilité de prendre le train en tant que passager ou conducteur (l'avion peut être pris en tant que passager à condition de débourser 500$).

    Mais si GTA a de nombreuses raisons de primer sur les véhicules, le gameplay pour les phases à pied a été grandement amélioré, tout comme le système de visée. Votre personnage apparaît plus réaliste : il peut nager (fini les missions perdues parce que vous êtes tombé dans l'eau), sauter ET s'aggriper aux rebords, et il est entièrement personnalisable! Vous choisissez ses vêtements dans des magasins, pouvez modifier sa masse corporelle en le faisait manger dans des fast-foods ou en lui faisant faire du sport, vous pouvez lui changer sa coiffure, le faire tatouer, etc... CJ n'est pas loin d'être un Sim (à la différence qu'il ne dort pa, ne se lave pas, ne va pas aux toilettes et ne meurt pas s'il n'a pas mangé durant plusieurs jours) et ses paramètres seront à prendre en compte pour faire varier votre sex-appeal et plaire à vos petites amies que vous rencontrerez au cours du jeu. Cela fait parti des missions annexes, nombreuses, diverses et variées. Elles vont des classiques missions de taxi et de police jusqu'à l'inédit avec le transport ferroviaire de marchandises (un véritable réseau!). Les mini-jeux sont nombreux comme une course de VTT en montagne ou un triathlon. Vous pouvez même jouer aux jeux vidéos (jouer aux jeux vidéos dans un jeu vidéo...Un comble, non?), au billard, black-jack, à la roulette, parier à des courses de chevaux, etc... Ce qui, la plupart du temps, vous rapporte ou vous fait perdre pas mal d'argent, alors attention! Le plaisir a un prix! Faire plaisir à vos copines fait parti de ces activités, où il faudra les emmener au resto, en boîte (donc danser), en ballade...ou dans votre lit (dites toujours oui à un café!).

    Il vous faudra du temps pour venir à bout de ce GTA. Rien que de connaître par coeur les lieux prend un temps fou, et encore, car en plus des trois grandes villes, on appréciera la présence de villages, de villes fantômes, de montagnes, de petites rivières, etc... Les cent traditionnels paquets cachés (des icônes à collecter quand vous vous balladez) ont également beaucoup changé. Ils ont laissé place aux 100 tags, 50 photos, 50 fers et 50 huîtres! Les sauts uniques, quant à eux, restent les mêmes. Le comportement des passants et de la police a également évolué. Les passants discutent, vous font des commentaires sur votre allure, se balladent à plusieurs et sont armés au même titre que vous ; le soir, ils rentrent du boulot, fument, mangent, etc... La police est plus intelligente et plus variée aussi : motards, shériff... Atteindre les six étoiles de criminalité est un vrai challenge!

    De l'autre côté, on appréciera les petites pointes de réalisme comme l'incursion des panneaux indiquant la direction de telle ville ou de tel village (autre challenge : se repérer sans utiliser le radar! C'est pas gagné!).

    Au niveau sonore, on applaudira le doublage soigné (même si on entend toujours un peu "Fuck!" et "Son of bitch!") ainsi que les stations de radio couvrant une large panoplie des styles musicaux (rock, rap, reggae, ragga, soul).

    Mais il faut payer le prix d'une telle diversité avec un moteur graphique qui a bien vieilli. Les bugs sont assez nombreux, notamment ceux d'affichage (on se ballade en avion et au dernier moment, un arbre apparaît juste devant vous et vous arrache une aile), le jeu n'est pas spécialement beau, notamment avec une impression perpétuelle de flou...Mais on excusera ses petits défauts, car le jeu est rapide et les temps de chargement sont courts.

    Conclusion? Un très bon jeu en perspective pour les fans du genre. Toujours aussi politiquement incorrect, Grand Theft Auto poursuit sa belle lancée, et si on a droit à un tel colosse sur PS2, à quoi s'attendre sur PS3?

    • VISUEL : 3/5
    • AUDIO : 5/5
    • COMMANDES : 4.5/5
    • GENERAL : 5/5

    Le test de JV.com

     

     

    Grand Theft Auto : San Andreas
    © 2008