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    • Réalisé en 1999 par Sam Mendes
    • Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Mena Suvari
    • Musique de Thomas Newman 
    • Sortie française : 2 Février 2000
    Avec Fight Club et Batman Returns, American Beauty fait partie de ces films qui m'ont le plus marqué ces cinq dernières années. Avec les deux autres déjà cités, je prétends que ce sont mes trois films cultes. Mon problème vient ensuite du fait que j'ai beaucoup de films cultes et que selon celui que j'ai vu dernièrement, mon classement s'en retrouve souvent modifié, mais il y a bel et bien une chose de sûr, c'est Batman Returns, Fight Club, American Beauty et, dans une moindre mesure, The Frighteners qui reviennent le plus souvent en tête.
    Voici le synopsis maison de American Beauty:
     
    Américain moyen, une jolie maison dans un joli pavillon, une femme et une fille, Lester Burnham a tout pour être heureux. Mais la lassitude l'a depuis longtemps gagné. Son boulot l'ennuie, sa vie est routinière, même ses proches ne lui adressent plus la parole. Il se dit dans le coma. Son meilleur moment de la journée, c'est le matin quand il se masturbe dans la douche avant de partir au boulot. Mais tout va changer le jour où il va faire la connaissance d'Angela, une amie de sa fille, et le fils des voisins, Ricky Fitts.
     
    Détenteur de 5 oscars (Meilleur film, meilleur réalisation, meilleur acteur, meilleur photographie, et je n'ai plus le dernier en tête, de 2001), American Beauty est, comme je l'aime à l'appeler, un Fight Club en moins trash.
    Fight Club visait pas plus haut que les trentenaires et était interdit au moins de 16 ans du fait de sa violence exhibée mais justifiée.
    American Beauty est tout public et touche tout le monde, vu sa notoriété, ses récompenses et son acteur principal : Kevin Spacey.
    Mon dieu, mon dieu... Kevin Spacey, c'est un acteur... A l'aise dans tous les rôles dans lesquels on a pu le voir, du psychopathe de Seven au truand réservé de Usual Suspect en passant par le flic orgueilleux de L.A. Confidential, et le nouveau Lex Luthor de Superman Returns par le réalisateur de Usual Suspect justement, Mr Spacey est un acteur reconnu depuis peu de temps et a un potentiel énorme. Son rôle dans American Beauty est sans doute sa plus belle performance dans le rôle du père de famille dépressif. Sa spontanéité, son air perdu puis son assurance nouvellement acquise lui ont fait mérité son oscar. Portant à lui tout seul le film entier, bien qu'épaulé par le reste du casting excellent, Kevin Spacey crève l'écran. On pourrait tergiverser pendant des heures sur sa performance et c'est pour cela que je vais vous laisser rêveur quant à son immense talent et passer au reste de la distribution.
    Non, finalement, je n'ai rien à dire dessus. Kevin Spacey prend tellement de place quand on parle de l'interprétation qu'il n'y a plus de place pour les autres. Pour être bref, les autres acteurs sont également irréprochables. Petite mention à Peter Gallagher, jouant Seth Cohen dans la série Newport Beach, dans le rôle de Buddy Kane, le Roi de l'Immobilier, avec des cheveux en moins et des lignes de dialogues en moins également...
    Sam Mendes, le réalisateur, travaillant habituellement dans le domain théâtrale, signe ici son premier film, produit par DreamWorks, dont indirectement par Spielberg, ce dernier, après le premier visionnage du film, lui ayant bien fait comprendre qu'il avait fait un film magnifique. 
    Un film qui nous montre un monde qu'on croyait bien connu, presque clichesque, sous un autre jour. Une réalité qui nous apparait différente. J'avais déjà écrit un avis sur American Beauty .
    Quoiqu'il en soit, on ne ressort pas indemne du visionnage de American Beauty.
    Rares sont ces films qui vous plongent dans une atmosphère tellement habituelle, qu'elle en devient peu à peu froide, distante, sauvage et indomptée. On découvre alors un nouveau monde sous celui que l'on croyait connaître par coeur.
    Le point de départ est simple : un Américain moyen vit sa petite vie sans relief de banlieusard peinard, et pensant qu'il n'a plus rien à perdre, décide de sortir du train de vie quotidien commun et de s'affirmer et s'intégrer à sa propre façon.
    Cette introduction, au début banale, voire ennuyeuse, se complique néanmoins avec l'entourage du personnage principal qui se retrouve lui aussi pris d'une soudaine envie de changer les habitudes.
    Tout est ainsi critiqué, et pas grand chose n'est épargné : conformisme, adolescence, fanatisme, adultère, crise de la quarantaine...
    C'est ainsi que se déroule sous nos yeux ébahis et notre cervelle, qui commence à trouver ce petit film pas si petit que ça, un véritable spectacle rationnel et logique, dont la fatalité implacable nous surprend de bout en bout.
    Ce film est une révélation sur la vie de chacun et de son quotidien. On se rend compte qu'on ne vit que pour de rares objectifs qui s'avèrent être communs : l'argent et l'obtention de biens matériels aussi importants que des êtres humains.
    Mais, avec du recul, pourquoi tout ça ? Satisfaire un besoin naturel ? Se rassurer et se dire qu'on vit avec un "vrai" but ?
    On ne sait pas vraiment, et je pense que c'est pour cette raison que Lester Burnham a dit stop à tout ça, et qu'il a voulu se démarquer des autres en vivant l'instant présent sans se soucier des conséquences, et de se libérer du monde où un canapé ne peut même plus servir à deux ou trois ébats sexuels sous peine d'être souillé.

    NOTE DU FILM : 5/5

     

     

    American Beauty
    © 2008